Pourquoi nous détestent-ils, nous les femmes ? sur Planète+ le 5 mars 2018 - Programme TV

Après le succès de la première saison qui déconstruisait les clichés sur lesquels s’appuient les discours racistes et antisémites, la deuxième saison de POURQUOI NOUS DÉTESTENT-ILS ? se penche sur d’autres fractures de la société française. Trois films racontent la haine et les discriminations envers les femmes, les homosexuels et les pauvres. Pourquoi nous détestent-ils, nous les femmes ? sur Planète+ le 5 mars 2018 à 20h50.

L’actrice et chroniqueuse Juliette Arnaud, aujourd’hui 44 ans, débarque à Paris à l’âge de 21 ans pour s’inscrire au cours Florent. Victime d’une agression sexuelle et choquée par la réaction culpabilisante d’une apprentie actrice, elle prend conscience de la misogynie. Dans cet épisode, Juliette Arnaud cherche à comprendre d’où vient le mépris voire la haine des femmes, recense les clichés sur les femmes et rencontre plusieurs personnes qui œuvrent pour l’égalité et le respect entre les hommes et les femmes. Elle rencontre tout d’abord l’historienne Adeline Gargam, auteure d’un ouvrage sur l’histoire de la misogynie. Les mythes anciens et les philosophes grecs, mais aussi les philosophes Platon et Aristote, véhiculent une image de la femme négative, parfois terrifiante. À Rennes, elle rejoint des membres de l’association « Stop au harcèlement de rue » qui cherchent à faire réfléchir les passants sur le sujet. Après un rendez-vous avec l’écrivaine Virginie Despentes, qui évoque la révolution féministe ayant bouleversé la société et le monde au tournant des années 1970, elle revient sur les grandes étapes de la lutte pour les droits des femmes. L’historien Maurice Daumas, spécialiste de la misogynie et du couple, et Edith Maruejouls, géographe du genre, expliquent comment les femmes ont intégré de se mettre en retrait par rapport aux hommes dès la cour de récréation, et pas seulement dans le couple, et le font encore malgré la révolution féministe. Chris Blache, socio-ethnographe, explore ainsi les pistes qui favoriseraient une réelle mixité dans l'espace public, notamment via des ateliers. L’égalité homme-femme est encore loin d’être acquise, même si pour Elisabeth Lévy, directrice de la rédaction du mensuel polémiste Causeur, le combat féministe n’a plus lieu d’être.